Incendie dans une écurie : perdre le travail d’une vie
Plus de 20 ans de travail sont partis en fumée mardi dernier lorsque les Écuries d’Orvilliers ont été la proie des flammes à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Bien que, quelques jours plus tard, la poussière soit redescendue, l'émotion reste tout de même vive. Tout s’est passé très rapidement. En quelques minutes, Carolane Hudon avait appelé les services d’urgence et commencé à évacuer ses animaux. L'incendie s'est déclaré vers 13 h 45 mardi dernier. Photo : Facebook : Carolane Hudon Heureusement pour Carolane, le pire a été évité. La dizaine de chevaux qu’accueille son écurie étaient à l’extérieur lorsque l’incendie s’est déclaré, en début d’après-midi. Avant l’arrivée des pompiers, la propriétaire de l’écurie a réussi à sortir son étalon de la bâtisse, mais toutes les bêtes n’ont pas eu cette chance. La valeur exacte des dommages n’est pas encore connue, mais les pertes matérielles pourraient grandement ralentir les activités de cette entreprise. Même si la reconstruction de l’écurie est prévue prochainement, certains ajustements devront être faits pour revoir de jeunes cavaliers cet été. Pour Carolane, il n'est pas question de laisser tomber l'écurie. Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard La communauté équestre s’est rapidement mobilisée pour venir en aide aux propriétaires. En quelques heures seulement, des gens de partout au Québec ont levé la main pour contribuer, sans même que les propriétaires l’aient demandé. Un GoFundMe a été lancé par les membres de sa famille. Plusieurs personnes ont également fait des dons de couvertures ou de matériel pour faire des abris temporaires. Ce soutien de la communauté et de leurs proches permet à Carolane Hudon de rester optimiste. Dévastée, anéantie… C’est 25 ans de travail, donc c’est difficile
, raconte la propriétaire de l’écurie, Carolane Hudon, en repensant aux événements. Sur le coup, j’avais juste l’instinct de sauver mes animaux. Pour moi, c’est comme mes enfants : ce sont mes premiers enfants, si on veut.

Après ça, quand mes animaux ont été sécurisés puis collés sur moi, c’était [bouleversant]. C’est vraiment un choc
, soupire-t-elle, les larmes aux yeux.C’est ce qui les a sauvés.
Quand j’ai voulu rentrer [à nouveau] pour sauver les chèvres d’élevage, je n’ai pas pu y retourner parce qu’il y avait trop de fumée et les flammes sortaient du toit.

Ce n’est pas terminé pour les Écuries d’Orvilliers. On va prendre une petite pause obligatoire, mais on va essayer de faire en sorte que, cet été, nos élèves puissent venir profiter de leurs chevaux et des activités
, affirme Carolane Hudon.Une communauté tissée serré
Il y a des gens qui, d’un peu partout, ont fait des livraisons : du Saguenay, de Montréal. Ce sont des gens que je ne connais pas qui m’écrivent pour me dire : "J’ai tel équipement, est-ce que ça peut être utile?" Donc c’est vraiment apprécié. La communauté équestre est vraiment tissée serré dans des situations comme ça
, mentionne Carolane Hudon.On voit le positif à travers ça et on se dit qu’on voit le bout du tunnel malgré tout.
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